LIEUX

Samedi 21 février 2009 6 21 /02 /2009 16:46

Couronnant le mont Andaon de sa puissante enceinte flanquée de tours, le fort Saint-André témoigne aujourd’hui encore du rôle qui lui fut jadis assigné par les rois de France.
En 1291, Philippe le Bel (1285-1314) reprit l’idée de son aïeul Louis VIII et décida de fortifier le mont : depuis le rattachement tout récent du Languedoc à la France, le Rhône constituait sa frontière avec l’Empire. Promu sentinelle du fleuve, le fort permettait la surveillance de la navigation et assurait la protection du pays.


Fort situé aux confins de l’Etat d’Avignon, il acquit une importance plus grande encore lorsqu’en 1316 les papes s’y installèrent.
Ce rôle de premier plan fut remis en cause à la fin du 15e siècle, lorsque la Provence devint française. Avignon et le Comtat Venaissin constituèrent dorénavant une enclave au sein du royaume ; ils demeurèrent possession pontificale jusqu’en 1791. De plus, le Rhône déplaça son lit de 900 mètres et s’éloigna du rocher vers 1770. Le fort perdit alors tout intérêt stratégique. Cependant, des troupes y résidèrent juqu’en 1792.


Aujourd’hui l’accès au site se fait par une vaste porte flanquée de deux tours jumelles. Celles-ci se détachent des courtines et recouvrent un caractère imposant. Leurs terrasses offrent un panorama complet du mont Ventoux aux Alpilles, en passant par Avignon et son Palais des papes. Elles forment le point de jonction du chemin de ronde qui, d’ouest en est, court sur l’ensemble des murs de l’enceinte.



 










Source: fort-saint-andre.com

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Dimanche 15 février 2009 7 15 /02 /2009 00:00

Histoire


Batie 1228-1235 par le futur roi saint Louis selon le vœu de son père, l'abbaye fut édifiée en un lieu nommé  Mont royal ou Royaumont. Son statut d'abbaye royale lui confère un statut exceptionnel :

Elle compte jusqu'à cent-quarante moines dès sa fondation. Elle est entourée d'une certaine de personnage d'état important avec de fréquents séjours royaux. Outre les nombreuses retraites où Saint-Louis vit comme un moine, l'abbaye devient la nécropole familiale : le roi y fait inhumer un frère et trois de ses enfants.







L'abbaye est un lieu ouvert et soumis à la volonté royale, elle accueille le dominicain Vincent de Beauvais, précepteur des enfants royaux. Il est probable que la bibliothèque de Royaumont ait d'ailleurs joué un rôle dans l'élaboration de l'encyclopédie Speculum Majus. Tout au long de son règne, saint Louis favorise Royaumont de dons en argent, en terre, mais également en droits et avantages de toutes natures. En 1235, le roi accorde une rente annuelle de cinq cents livres pour l'entretien d'au moins soixante moines. Un des biographes du roi évoque quelques années plus tard une centaine de moines et une quarantaine de frères convers. À la mort du roi, l'abbé étant un des exécuteurs testamentaires, l'abbaye reçoit un tiers de la bibliothèque royale et est une des mieux dotées du royaume.






La vie monastique décline rapidement par la suite car plus aucun roi n'accorde  l'importance que lui avait accordée saint Louis. La situation est encore aggravée durant la guerre de Cent Ans, l'Abbaye est souvent prise en otage. En 1473, un incendie détruit la toiture et le clocher de l'église ; les réparations ne sont entreprises qu'au début du XVIe siècle.






Le dernier abbé commendataire de Royaumont mène une vie diamétralement opposée de l'austérité monastique. Henri-Éleonore-François Le Cornut de Ballivières est l'aumônier du roi et vit l'essentiel de son temps à Versailles. Mais il se rend néanmoins à Royaumont qu'il fait visiter au futur tsar Paul Ier de Russie et au roi de Suède Gustave III. Détonnant avec les sobres bâtiments cisterciens du XIIIe siècle qui l'entourent, l'abbé de Ballivières fait édifier en 1785 une splendide palais abbatial neoclassique. La résidence est livrée en 1789, mais il n'en profite pas longtemps, s'étant enfui à l'étranger dès les premiers jours de la Révolution française.




 


 



La révolution industrielle s’empare de l’abbaye, rapidement transformée en manufacture ultra moderne. Employant plus de 300 ouvriers, c’est l’une des plus importantes usines de Seine-et-Oise en 1806. Plusieurs fois reconvertis, les bâtiments vont accueillir, pendant 70 ans, une production textile diversifiée.






Un village ouvrier est simultanément construit à proximité de la filature, avec les débris de l’église abattue. La beauté du site attire bientôt, en marge de l’activité industrielle, une société jeune et brillante, en quête de ruines romantiques et de plaisirs champêtres. Elle vient de Paris ou d’Angleterre, en diligence puis en chemin de fer, visiter ce petit hameau où, en 1834, le " Théâtre de Royaumont " donne sa première repré- sentation à un public d’élégants, triés sur le volet.



C’est en 1864, après la fermeture de l’usine, que l’abbaye est rendue à la vie religieuse et que démarre le premier chantier de restauration monumentale. Les Sœurs de la Sainte-Famille de Bordeaux ont prévu d’y loger et d’y instruire les deux cents pensionnaires de leur noviciat et confient les travaux à l’architecte.





source Abbaye de Royaumont et aroots

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Dimanche 8 février 2009 7 08 /02 /2009 14:50
UNE VILLE PRINCIERE



Un peu d'Histoire

Chantilly fut d'abord une ancienne forteresse médiévale, Il ne reste de l'ancienne forteresse que la base des sept tours, baignant dans les douves., construite sur un terrain marécageux de la vallée de la Nonette, qui contrôlait la route de Paris à Senlis.

En 1484, Pierre d'Orgemont, sans enfant, lègue Chantilly à son neveu Guillaume de Montmorency.

De 1386 à 1897, le domaine est passé par héritage à différentes branches d'une même famille, sans jamais être vendu.


Les Orgemont (XIVème-XVème siècle), les Montmorency (XV ème -XVII ème siècle), une des plus puissantes familles du royaume, qui a beaucoup contribué à son développement, notamment au temps du Connétable Anne (1493-1567), familier des rois François Ier et Henri II, qui fit construire le Petit Château par Jean Bullant, puis les Bourbon-Condé (XVII ème -XVIII ème siècle), cousins des rois de France, dont le plus célèbre, le Grand Condé, fit dessiner le parc par André Le Nôtre, enfin Henri d'Orléans, duc d'Aumale (1822-1897), fils du roi Louis-Philippe.

Sous le règne des Montmorency. (1484-1632)

Le Connétable Anne de Montmorency (1493-1567), compagnon d'armes de François Ier à Marignan, joue un rôle politique éminent sous François Ier et Henri II qui viennent souvent à Chantilly. Il fait rénover le château médiéval par l'architecte Pierre Chambiges. Vers 1560, il confie à Jean Bullant, déjà architecte de son château d'Ecouen, la construction de la Capitainerie ou Petit Château, partie la plus ancienne de Chantilly.







Anne de Montmorency fait aussi aménager la terrasse où se dresse aujourd'hui sa statue équestre par Paul Dubois (1886), et construire sept chapelles dont trois subsistent. Chantilly conserve différents objets d'art venus d'Ecouen, dont quarante-quatre vitraux en grisaille représentant les amours de Psyché et de Cupidon (1542-44). Son petit-fils, Henri II de Montmorency (1595-1632), construit dans le parc la Maison de Sylvie. En révolte contre le roi Louis XIII, il est décapité à Toulouse en 1632. Chantilly est alors confisqué par Louis XIII.




 


Fils du duc Guillaume, Anne de Montmorency est élevé avec le jeune François de Valois, futur roi de France. Homme de guerre, il s'illustre dans les batailles du début du règne de François 1er  et est fait prisonnier avec le Roi à la bataille de Pavie (1525). Partisan de la paix et de l'alliance avec Charles-Quint, il est écarté du pouvoir en 1541, mais rappelé par Henri II en 1551, il se montre intransigeant en matière religieuse et pousse le roi à persécuter les protestants.

 

 

 

 

Les Condés (1643-1830)

En 1643, Chantilly est rendu à la soeur d'Henri II de Montmorency, épouse d'Henri II de Bourbon-Condé, parents du Grand Condé. Louis II de Bourbon-Condé (1621-1686) dit le Grand Condé transforme le domaine en faisant dessiner le parc par André Le Nôtre, le futur jardinier de Versailles. Le Nôtre canalise la Nonette pour créer le Grand Canal (1671-73), dessine les parterres français au nord du château, fait construire par Daniel Gittard le Grand Degré, et crée la perspective actuelle allant de la Grille d'Honneur à la terrasse.


 



Le Prince de Condé fait de Chantilly un lieu de fêtes et un cercle littéraire où voisinent La Fontaine, La Bruyère, Bossuet, l'évêque de Meaux qui écrira l'oraison funèbre du Grand Condé,






Mme de La Fayette, Mme de Sévigné. En leur honneur, les deux allées parallèles, qui encadrent les parterres de Le Nôtre, prennent le nom "d'allées des philosophes".Molière joue Tartuffe à Chantilly.




Le Grand Condé donne des bals et des feux d'artifice dans ce site enchanteur.


Le Grand Condé 1680

 


Louis-Henri, prince de Bourbon-Condé (1692-1740), premier ministre de Louis XV de 1723 à 1726, fait bâtir par Jean Aubert les Grandes Écuries, chef-d'oeuvre architectural du XVIIIème siècle.

 

 




 

Louis-Joseph, prince de Condé (1736-1818), édifie le Jeu de Paume en 1756 et le château d'Enghien , long bâtiment classique situé à droite de la Grille d'Honneur, construit par Jean-François Leroy de 1769 à 1772.

La Révolution . Les collections de Chantilly sont saisies comme biens d'émigrés et transportées au Louvre. Le château sert de prison. En 1799, les bâtiments sont vendus à des démolisseurs qui rasent le grand château jusqu'à la terrasse ; le parc est ravagé.

A la chute de l'Empire napoléonien en 1815, le prince Louis-Joseph, revenu d'émigration, fait restaurer les appartements et récupère une partie des collections restées au Louvre. Il fait dessiner le jardin anglais par l'architecte Victor Dubois en 1817 et combler le fossé séparant les deux châteaux.

 








Le duc d'Aumale . Le fils de Louis-Joseph, Louis-Henri-Joseph, duc de Bourbon (1756-1830), sans héritier depuis l'exécution de son fils le duc d'Enghien dans les fossés de Vincennes en 1804, lègue ses biens en 1830 à son petit-neveu et filleul, Henri d'Orléans, duc d'Aumale (1822-1897), alors âgé de huit ans, cinquième fils du roi Louis-Philippe. Militaire, le duc d'Aumale fait ses premières armes dès 1840 en Algérie, s'illustre en mai 1843 lors de la prise de la Smalah d'Abd el-Kader, et devient gouverneur général de l'Algérie.


 



Henri d'Orléans, duc d'Aumale par Winterhalter, 1840.

Sous la Monarchie de Juillet (1830-1848), il fait décorer ses appartements privés par Eugène Lami, élever par l'architecte Duban une galerie de bois pour les desservir, et projette de reconstruire le grand château, mais doit quitter la France après la Révolution de 1848. Exilé de 1848 à 1870 à Twickenham, près de Londres, il réunit les collections conservées aujourd'hui à Chantilly. A son retour, après 1871, veuf et ayant perdu ses deux fils à l'âge de 18 et 21 ans, il fait reconstruire le grand château de 1875 à 1885 par l'architecte Honoré Daumet, afin d'y présenter ses collections.

Le duc d'Aumale, membre de l'Institut de France depuis 1871, lègue Chantilly en 1884 à l'Institut sous réserve qu'à sa mort le musée Condé soit ouvert au public, que sa présentation soit préservée et que les collections ne puissent être prêtées. Le musée Condé sera ouvert au public, moins d'un an après sa mort, le 17 avril 1898.

sources: wikipédia, et le site du Chateau de Chantilly





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Lundi 2 février 2009 1 02 /02 /2009 10:31
Si vous ne savez pas quoi faire un dimanche après midi, je vous invite à aller faire un petit tout du cote de Grouchy.Le parc est très agréable, il est agrémenté d'un petit plan d'eau alimenté par les cannaux de la Viosne. Le château est devenu la mairie d'OSNY, le samedi on y voit pas mal de mariage. Le dimanche on peut courir dans les sous bois.

Sur l'étang on y retrouve quelques spécimens connus sur beaucoup de point d'eau de la région, et facile à prendre en photo. Il n'est pas rare de voir aussi quelques petits rongeurs sortir de leur cachette pour grignoter les restes de cascroute ou de gôuter des enfants. Parc agréable et tranquille.

matériel utilisé lunette skywatcher 80ed 600mm f7.5 couplé à un boitier canon eos 30D
cormoran









Héron cendré








Martin pêcheur





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Dimanche 1 février 2009 7 01 /02 /2009 12:43
Une dédicasse spéciale à mon ami Jean-Michel qui nous a fait visiter sa ville natale. A défaut d'avoir eu une grande marée lors de ce week end d'équinox, nous avons visité la cité et ses remparts. Il  me manque deux photos qui nécéssiteront un autre voyage Le Beffroi classé Patrimoine Mondial et La Tour de la Gande Armée.

UNE VILLE HISTORIQUE.

 La ville est appelée Boulogne (Bononia) en l’an IV de notre ère,dans une lettre de Tibère César, le nom de Gesoriacum sera retenu sous le  règne de Claude à la fin du IIIe siècle. Faisant face à la Grande-Bretagne, bien abrité par les falaises d’Odre et de Châtillon, l’estuaire de la Liane est choisi comme siège d’une flotte militaire, la Classis Britannica, et d’un bureau de douane (portorium), pour le contrôle militaire et commercial du détroit du Pas-de-Calais. Desservi par d’importantes voies de communication  le port de Boulogne devient un point de passage obligé vers les ports insulaires de Richborough (Rutupiae) et de Douvres (Dubris).
Aujourd'hui il ne reste rien du port antique, ensablé au MoyenÂge laVille-Haute conserve le plan du camp militaire romain édifié au second siècle.


Moyen Age

Pendant le moyen âge, la vie du port est assez mouvementée beaucoup d'invasions de Saxon puis de viking, pirateries et ,guerres…Des aménagements sont faits, compte tenu de l’importante croissance du commerce avec l’Angleterre.




  Phare de Boulogne au couché de soleil. Equinox d'automne (2008)



Les remparts et le château  constituent l'un des derniers ensembles médiévaux de ville fortifiée encore intact en France. Les soubassements des remparts remontent à l'époque romaine.
La basilique Notre-Dame avec son dôme de plus de 100 m de haut se voit à des km à la ronde. Cet édifice fut construits par l'abbé Benoît-Agathon Haffreingue au début du XIXe siècle siècle entre 1836 et 1856








Basilique Notre-Dame (ancienne cathédrale), y compris la crypte : classement depuis du le 26 mars 1982.























Monseigneur Benoît-Agathon Haffreingue est né en 1785 près de Boulogne-sur-Mer et est décédé en 1871. Il a reconstruit la cathédrale Notre-Dame de Boulogne-sur-Mer.

En 1820, devenu prêtre à Boulogne-sur-Mer, il achète les ruines de la cathédrale qui avait servi d'arsenal et de dépot après la Révolution française. N'ayant reçu aucune formation en maçonnerie, il s'improvise réanmoins dès 1822, architecte en élevant une chapelle au petit séminaire dans l'enceinte de l'évêché; deux ans plus tard, il construisit pour les Ursulines de la ville une chapelle coiffée d'un dôme, puis se lança dans la reconstruction de la Cathédrale Notre-Dame.




















La chapelle axiale est la 1ère que l’abbé Haffreingue ait construit. Au fond, Notre Dame, debout, couronnée, se tient sur la barque entourée de 2 anges. Ces 2 anges auraient accompagné la statue lors de son arrivée au port.





























A l'exterieur de la ville, on retrouve de nombreux pâturages.





























Paysages fabuleux à l'automne dans l'arrière pays au levé du soleil.























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